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L’appât ne doit pas forcément plaire au pêcheur…

En tant que conseiller national, je suis depuis plus de cinq ans le politcampaigning, les efforts de campagne et de lobbying des associations, des entreprises, des groupes d’intérêts mais aussi des cantons. Ma conclusion : moins et plus ciblé serait souvent mieux.

En tant que conseiller national, je suis depuis plus de cinq ans le politcampaigning, les efforts de campagne et de lobbying des associations, des entreprises, des groupes d’intérêts mais aussi des cantons. Ma conclusion : moins et plus ciblé serait souvent mieux. Et la banale vérité de La Palice selon laquelle l’appât doit plaire au poisson et non au pêcheur n’a pas encore trouvé son chemin vers beaucoup de politcampaigners.

La lutte pour l’influence au Palais fédéral est importante pour toutes celles et tous ceux qui veulent contribuer à façonner ou empêcher des lois et des ordonnances. Toutefois, beaucoup d’activités de lobbying se distinguent par le fait qu’elles plaisent certes à l’expéditeur, mais finissent tout simplement sur la pile de vieux papier chez les destinataires. Il y a pourtant quelques règles simples à suivre pour rendre les informations pertinentes pour les décideurs.

Changez de perspective !

On le sait, la communication n’est vraiment réussie que lorsque les messages envoyés arrivent aussi 1:1 auprès du groupe cible. Mettons-nous donc dans la tête, dans les processus, dans la situation de travail de notre interlocuteur. C’est précisément cet aperçu que je souhaite offrir aux participant·e·s à l’atelier, car, de par mes activités, je connais les deux côtés des campagnes politiques.

Le timing est essentiel

Le timing influence de manière tout à fait centrale le succès du politcampaigning. Tant la pression publique que les informations et arguments qui interviennent trop tôt ou trop tard s’évaporent sans effet. Un exemple concret : les organisations mènent assez souvent des actions devant le Palais fédéral avant des votes importants au Parlement. À ce moment-là, la plupart des opinions sont toutefois déjà faites. La commission a délibéré, les groupes parlementaires se sont réunis. Un contact compétent avec les décideurs parlementaires à un moment où l’on pouvait encore influencer l’orientation d’un projet aurait été plus judicieux.

Il faut savoir changer rapidement de perspective

Bien sûr, de telles actions peuvent tout à fait jouer un rôle précieux si les organisateurs et organisatrices prennent conscience qu’ils s’adressent en réalité à un autre public cible que celui qu’ils visaient officiellement. Restons sur l’exemple précédent : l’action devant le Palais fédéral peut être importante pour la communication avec les membres – et éventuellement pour les médias. Elle devient vraiment pertinente lorsque les membres et le public peuvent comprendre ce qui s’est effectivement passé auparavant en coulisses. Et surtout si, grâce à ce travail préparatoire compétent, le vote au Parlement se déroule ensuite comme souhaité !

Utiliser des sources d'information

Enfin, dans le politcampaigning au Palais fédéral, il est également important de connaître et d’utiliser les sources d’information pertinentes qui donnent un aperçu du fonctionnement du Parlement. La connaissance du déroulement de la procédure législative, mais aussi la capacité à s’orienter de manière optimale sur le site web www.parlament.ch sont essentiels pour s’orienter de manière optimale.

Auteur: Balthasar Glättli, conseiller national, propriétaire politbüro campagnes & webdesign

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